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La Devise

Cf. Archives départementales Draguignan - 6 octobre 1751

Quelques précisions au sujet de la devise « Dux et Navigantinum Servitas » qui figure sur les clous et qui a offusqué les latinistes avertis… à juste titre.

Le 6 octobre 1751 le consul (maire) de l’époque Simon CAY demande au Marquis de Bandol - Ange Hilaire François De BOYER de FORESTA - « sceau et armes » pour la commune de Bandol.

Sur le même document le Seigneur accorde « gratuitement » un blason dont « le champ est de sinople à une étoile d’or entourée d’une devise : Dux et Navigantium Securitas » (Guide et Sécurité des Navigateurs)… qui est la seule et véritable devise de la ville de Bandol !

Des méprises de traduction ou d’interprétation ont donné lieu à des devises erronées (ex. : Dux Navigantium Servitas ou Salus) Ipso facto la locution gravée sur les clous provient d’une erreur qui a pu être communément pratiquée dans le « flux du langage » et colportée ou déclinée dans des variantes souvent sans rapport avec la réalité historique.

 

Borne 1 : Le Buste d'Alfred Vivien

 

Alfred Vivien (1832 - 1909) dirigea le pensionnat de Bandol de 1860 à 1880.

Celui-ci fut fondé par son père Jacques en 1851. Cette institution (située jadis au début de l’actuelle rue des Écoles) connut un essor considérable jusqu’en 1908.

Élu maire en 1881, Alfred Vivien, alors instituteur communal de 49 ans, restera premier magistrat de la commune jusqu’en 1902.

Un buste fut sculpté en son honneur par Millin de Grandmaison en 1910.

Durant la guerre, au mois de décembre 1941, le buste fut enlevé par des inconnus pour en récupérer le métal de bronze. Octave Maurel, alors maire, décida en juin 1949 de le remplacer par un buste en marbre de carrare sculpté par le statuaire marseillais Paul Gondard.

Alfred Vivien a écrit une « Monographie de Bandol » éditée en 1872 à Toulon. 

 

 

 

Borne 2 : Kiosque de Fleury Linossier

Le kiosque à musique a été construit en avril - mai 1933 par l’entreprise Girardi frères, entrepreneurs de maçonnerie à Bandol, d’après les plans dressés par Fleury Linossier. Il fut inau¬guré le 4 juin 1933, le jour de la Pentecôte, par Octave Maurel qui prononça un discours en ces termes : « dans notre beau pays où tout chante, le public doit pouvoir entendre la bonne musique dans un calme imposant.

Cela justifie notre décision de faire construire cet édifice dans un cadre aussi digne de l’art musical ».
Fleury Linossier était un aquarelliste français né à Paris en 1902. Il entra à l’école des Beaux-Arts à Toulon, fut diplômé d’architecture et retourna à Lyon d’où sa famille était originaire.

Il commença à réaliser des parcs et des jardins dans cette région. Plus tard il déménage à Bandol, y créa sa propre entreprise et obtint rapidement une solide réputation dans la construction de résidences secondaires pour des célébrités telles que Gregory Peck, Raimu, Maurice Chevalier, Mistinguett.


Il s’illustra durant la seconde guerre mondiale en s’engageant dans la résistance et joua un rôle prépondérant lors de la libération du port de Toulon. Sa carrière en tant que peintre commença véritablement dans les années 60 et il reçut une multitude de récompenses, médailles d’or et premiers prix.


La presse spécialisée le décrit comme l’un des meilleurs aquarellistes paysagers de son temps et le compara à Joseph Mallord William Turner et Jean-Baptiste Camille Corot. Il a produit un travail colossal exceptionnel jusqu’à ses 80 ans, quand il commença à perdre la vue et décida d’abandonner la peinture. Il mourut peu après laissant derrière lui, de par ses travaux uniques, une contribution essentielle à son époque.


Pour construire le kiosque à musique, Fleury Lynossier opta pour un style gréco-mauresque assez particulier qui s’adaptait bien aux palmiers qui l’environnaient. Sur une double embase circulaire, il posa six colonnes jumelées qui soutenaient une toiture formée de trois rangées de tuiles rondes en dégradé surmontées d’un pignon.


Linossier a réellement marqué Bandol de son empreinte car, outre le kiosque, il a réalisé : le groupe scolaire Octave Maurel, l’école primaire de Naron, le mur de soutènement de la villa Raimu avec ses arcades de 15 mètres surmon¬tées de jarres, l’Étoile Bandolaise de la rue Didier Daurat, la recomposition des jardins et la restructuration de la façade du Grand hôtel à l’entrée de la ville.

Après la guerre il a construit l’Hôtel de Ville, le stade Deferrari, l’hôtel Île-Rousse dans l’avenue Louis Lumière… et de nombreuses villas. 

 

 

 

 

Le Kiosque de Fleury Linossier 

 

Borne 3 : L'Hôtel Beau Rivage

 

L’ensemble du bâtiment est construit vers la fin du XIXe siècle et cet hôtel de prestige ouvrira ses portes en 1900. Il reçut de nombreuses célé¬brités : Thomas Mann, D.H. Lawrence, Aldous Huxley, Katherine Mansfield, etc.


Kathleen Beauchamp est née le 14 octobre 1888 à Wellington en Nouvelle-Zélande et publie son premier texte à l’âge de neuf ans. Dès 1903 elle écrira sous le nom de sa grand-mère Katherine Mansfield.


En octobre 1915, pour fuir la détresse causée par la mort de son frère Leslie sur le front français, elle quitte Londres, fait une étape à Cassis puis s’installe à l’Hôtel Beau Rivage. En janvier 1916, elle habite la « villa Pauline » (située dans l’actuel boule¬vard Georges Clémenceau) jusqu’à avril. Le fruit de ce séjour s’appelle « Prélude » (intitulé d’abord « L’Aloès »). Cet ouvrage marque sa vraie entrée en littéra¬ture où elle deviendra maîtresse de la nouvelle.
« Les thèmes essentiels de Katherine Mansfield datent de l’époque de Bandol : le sentiment du détail […], la sensation du temps […], sa fascination de voir s’entrelacer sans cesse les commencements et les fins ».


Début 1918, atteinte d’une pleurésie elle est de retour à Bandol pour, espère-t-elle, y retrouver la santé. Le 9 janvier 1923 elle meurt des suites de sa tuberculose à l’institut Gurdjieff situé au prieuré d’Avon près de Fontainebleau.


David Herbert Lawrence et sa femme Frieda séjournèrent également à Beau Rivage, sur les traces de leur amie Katherine Mansfield, les hivers 1928/29 et 1929/30. Au printemps 1928 il publie à Florence « L’amant de Lady Chatterley ». Au cours de l’hiver 1929-1930 il reçoit la visite d’Aldous Huxley et de sa femme Maria qui s’installeront dans une villa sur le promontoire rocheux de la Gorguette.

La santé de Lawrence se dégradera rapidement et début 1930 il sera transféré au sanatorium Ad Astra de Vence. Il décèdera dans sa résidence vençoise « Robermond » le 2 mars.

Il allait avoir 45 ans.

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Bas de l'Hôtel Beau Rivage - 1930

(c) PointusdeBandol.com 

 

Katherine Mansfield

David Herbert Lawrence

 

Borne 4 : La Prud'homie des Pêcheurs 

« La Prud’homie des pêcheurs est une institution juridictionnelle de Pêche Professionnelle créée à Antibes, Bandol et Sanary par Ordonnance Royale du 4 avril 1792 signée par Louis XVI. »


Les premières traces d’organisation de la pêche en Méditerranée proviennent en partie des archives de la Prud’homie de Marseille où sont consignées les lettres patentes de 1452 et 1477 du Roi René Comte de Provence confirmées en 1481 par le Roi Louis XI, instituant une juridiction de pêche professionnelle sous l’appellation de Prud’homies.


Trois siècles plus tard, suivant les exemples des Prud’homies de Sète, Marseille et Toulon, les pêcheurs de Bandol, Antibes et Saint Nazaire (devenu Sanary) demandent par pétition qu’une juridiction de prud’hommes pêcheurs soit établie dans leur port, ils obtiennent satisfaction par la loi du 4 avril 1792.


Actuellement, le bâtiment prud’homal sert toujours pour les réunions des pêcheurs.
Le golfe de Bandol fut pendant dix années (1970/1980) un lieu très important pour la pêche à la sardine dite au « lamparo ».


Clément Bonnegrace, ancien patron pêcheur, Premier Prud’homme, Maître de Port et Conseiller Municipal fut honoré par la pose d’une plaque en 2004 face à la Prud’homie. 
 

"La Madrague ou la Pêche du Thon vue du Golfe de Bandol".

Tableau de Joseph Vernet (1714-1789)

(c) Musée National de la Marine

 

Borne 5 : L'aménagement du port et La Grande Jetée

 

Dès 1752 le conseil municipal présidé par Simon Cay, maire, délibéra pour construire un véritable môle pour l’embarquement et le débarquement des marchandises.


La construction de la Grande Jetée ne sera finalement commencée qu’en 1847. Les blocs de rochers seront extraits de deux carrières situées sur l’île de Bendor puis transportés par chalands et par un petit chemin de fer sur pilotis.

Suite à des difficultés financières les travaux seront interrompus en 1850 et la jetée ne sera finalement qu’un brise-lames parallèle à la côte.
De 1857 à 1858, sous l’égide de Joseph Antoine Cayol, la jetée sera enfin achevée et raccordée à la terre ferme.


En 1868 le conseil municipal présidé par Jean-Baptiste Blanchely demandera l’établissement d’un feu à l’extrémité de la jetée et la construction de 40 mètres de quai supplémentaire.
Durant la municipalité d’Alfred Vivien un grand programme d’aménagement du port est prévu pour les pêcheurs. Les travaux seront terminés en 1885.


Lors du siège de Toulon en 1793, André Pons de l’Hérault (1772-1853, dit Marat- Lepeletier en période révolutionnaire), personnalité bien connue de la ville pour avoir sauvé 32 Bandolais de la guillotine en défendant leur cause devant le tribunal de Grasse, fut nommé commandant des canonniers et des batteries du fort de La Motte par le général Jean-François Carteaux.

En mars 1794 il fera la connaissance de Bonaparte, général de l’artillerie du Midi. (Le buste de Pons de l’Hérault est visible dans le hall de l’Hôtel de Ville).

 

Trois des canons du fort ont servi de bornes d’ancrage sur la Grande jetée. Par la suite ils furent restaurés et l’un d’entre eux est placé à l’extrémité de celle-ci.

On dit que certaines pierres du château-fort lors de sa démolition (cf. borne 8) se retrouvent au niveau du quai (angle ouest du port jusqu’à l’embarcadère Ricard). 

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 André Pons de l'Hérault

 


Bornes d'ancrage - un canon est visible en premier plan :

 

 

 

Le Port de Bandol aujourd'hui :

 

 

 

Borne 6 : Bendor

L’île de Bendor est achetée en 1950 par l’industriel Paul Ricard, créateur du pastis du même nom. Il la baptise de son ancien nom « Bendor ».

À l’origine, l’île aurait servi de refuge à des pirates et des naufrageurs. Elle est ensuite cultivée jusqu’à la fin du XIXe siècle pour la production de fleurs - immortelles et narcisses - puis sera laissée à l’abandon. Dès 1950, Paul Ricard transforme le port et construit le petit village, les hôtels, les musées (dont le musée de vins et spiritueux, inauguré en 1958). Paul Ricard, artiste peintre à ses heures et passionné d’art, a voulu faire de cette île le lieu de rencontre des artistes.

L’île est de fait parsemée de statues et d’oeuvres d’art. Il va également développer sur Bendor des activités sportives liées à la mer : en particulier une école de voile et un Centre International de Plongée.


En 1951 il fait ériger la statue de la Madone des pêcheurs ; la vierge sera bénie par Monseigneur Gaudel à l’occasion d’une grande fête religieuse au cours de laquelle « des avions survolaient l’île, piquant en rase-mottes, exécutaient des virages sur l’aile… ».
 


 

 

 

 

                     Paul Ricard

                         (c) Lesilespaulricard

                   

 

Borne 7 : Stade André Deferrari

Le stade municipal de la Corniche sera inauguré en 1974 par le maire François Fabre.
Il est devenu le « Stade André Deferrari » quand celui-ci est décédé en 1977 à l’âge de 57 ans.
C’était un hommage spontané de la commune à celui que tout le monde connaissait sous le surnom de « Dédé ».


Chacun avait eu affaire au professeur aimable, à l’irremplaçable animateur de l'Union Sportive Bandolaise ou U.S.B., au conseiller municipal désintéressé, au secrétaire infatigable de tant de sociétés, à l’homme simple et bon, toujours prêt à rendre service.


Passionné de football, il restera dans les mémoires comme l’âme de l'Union Sportive Bandolaise.
 

Zavatta, Président d'Honneur de l'U.S.B

 

Borne 8 : La Montée du Château

Le château d’Antoine Boyer est construit en 1610, l’année du sacre de la reine Marie de Médicis en la basilique Saint-Denis (13 mai) et de l’assassinat de son époux Henri IV le lendemain.
Lors de la séparation de Bandol de sa commune mère La Cadière, en août 1715, le château devient non seulement la résidence des Boyer de Foresta et le bastion défensif du terroir, mais aussi le siège de l’administration, de la justice, de la religion et de la gestion du village nouvellement créé.


Le dernier seigneur de Bandol, Ange Hilaire de Boyer, délaisse le village pour vivre à Paris. Le château abandonné va se délabrer et en 1791 Ange Hilaire commencera à vendre une partie de ses terres et biens (actes reçus en l’étude de Maître Hermitte de Saint Nazaire - Sanary).
En 1793 ce qui reste du château est détruit et converti en batterie pour la défense de la côte sous le commandement de Pons de l’Hérault. (cf. borne 5)


À partir d’avril 1795 les ruines du château sont totalement démolies suite à un arrêté signé de Paul Barras et Louis Fréron. C’est un certain entre¬preneur Louis Bouffier qui se portera acquéreur de l’adjudication. Les pierres du château furent transportées par barque à La Cride pour servir à la construction d’une autre batterie. On dit qu’une partie de ces pierres se retrouve aussi au niveau du quai du port. (cf. borne 5)


En juillet 1795, Ange Hilaire de Boyer vendit les restes du château et de ses biens à Gaudin de la Grange qui les céda un mois après à Jacques Fortier de Troyes. Ce fut le dernier acte du régime seigneurial.
En 1905, Augustine Tholozan acquiert le fort et les terrasses en dépendant de M. Arden ; elle légua ses terrains avec le fort à son neveu Louis Jean Tholozan. Ce dernier vendit les terrains en dehors de l’enceinte à diverses personnes et notamment la partie nord-ouest à M. Crochat ; puis en 1923 il vendit le fort dans son enceinte à l’agent immobilier Auguste Gras qui en fit un lotissement (lotissement approuvé par arrêté préfectoral du 12/07/1926) et revendu par lots pour la construction de villas.


A partir des années 50 les deux imposants piliers d’entrée du château, aux armes du seigneur, furent détruits au cours de travaux privés. Une longue muraille partant du chemin qui conduisait au château descendait sur le flanc est de l’éperon rocheux et venait mourir dans la mer (sensiblement ou se trouve l’actuelle prud’homie).

Elle séparait le château de ce qui constituait déjà le futur village de Bandol ! 
 

Fort et Château de la Motte - cadrage du tableau de Joseph Vernet (1714/1789) :
" La Madrague ou la pêche du thon vue du Golfe de Bandol"

(c) Musée National de la Marine de Paris

 

Borne 9 : Place du Château

En 1594, sur instruction du Duc d’Épernon (Commission du 10 mai 1594), Antoine Boyer construit le fort de Bandol sur environ 3 hectares de la presqu’île de La Motte. C’est le seul vestige vraiment historique du village.


On voit encore, cernés de villas et de jardins, une tour d’angle et deux pans de la muraille d’enceinte. Une villa renferme toujours sur son terrain le puits de 12 m de profondeur qui se situait au centre de la plate-forme du fort. 
 

Tour & Muraille du Fort

 

Borne 10 : La Plage de Renècros

Il n’y a évidemment jamais eu de Monsieur René Cros propriétaire d’un terrain à proximité.


L’origine du nom de la plage pourrait venir soit de la contraction de «arenas et « cros » signifiant anse sableuse, soit en Provençal, de « rena » signifiant grogner, gronder, qui avec « cros » donne « l’anse qui grogne »… allusion au bruit que faisait la mer, en particulier par temps de houle, en battant les murs des propriétés qui la bordaient.


Telle que nous la voyons aujourd’hui la plage et le fruit d’aménagements voulus en 1965 sous le mandat de François Fabre pour retenir le sable. La digue a été construite dans ce but. La partie de la plage située entre le Golf hôtel et la Goélette a toujours été sableuse, le reste n’était qu’un mince cordon de galets et de sable interrompu certaines années par les tempêtes de l’hiver.


Le Golf Hôtel avait obtenu de la commune l’autorisation pour deux ans, de pratiquer les jeux – boule, baccara - et dancing… En 1924 cet établissement devint le Casino Municipal jusqu’à l’ouverture, en 1930, du Casino tel que nous le connaissons de nos jours.

 

La plage de Renècros au début du siècle dernier

 

La plage de Renècros en 2018

(c) Benjamin Marziac

 

Borne 11 : Le Moulin à vent

Lorsque le seigneur François IIe de Boyer de Foresta obtient « le fief » de Bandol en 1715, il s’engage à construire un moulin à vent pour l’usage de la population et pour en percevoir les taxes et les impôts s’y afférents.

En premier lieu, pour répondre aux besoins alimentaires urgents un four banal est construit où les habitants font cuire leur pain.

Ensuite, la construction du Moulin à vent communal est entreprise dans le quartier du St Esprit sur le versant est du contrefort de l’éperon rocheux de la Motte, sur le terrain au-dessous du fort et du château seigneurial. 
 

Bandol en 1902, depuis l'est du port :
Le chantier naval et la consigne, l'ancien moulin et le grenier.

(c)PointusdeBandol.com

 

Borne 12 : L'Hôtel Ile Rousse

Son emplacement a d’abord été une pâture fréquentée par des moutons et des chèvres avant de devenir la propriété de Mistinguett qui y construit sa villa : la villa « youp la la ».


Par la suite, Monsieur Bazot y aménage un Centre multisports, véritable institution fréquentée par les jeunes Bandolais et les estivants. On y trouvait volley-ball, ping-pong, salles de musculation, jeux divers et même des chaises longues pour paresser et bronzer.


En 1960 est construit l’hôtel Île Rousse selon les plans de Fleury et Claude Linossier. La sculpture de façade est de Gabriel-Antoine Cotel.

Il sera rénové en 2010 par Gilles Terrone.
 

Mistinguett en 1911

(c) Wikipedia

 

L'Hôtel Ile Rousse 5 * en 2018

(c) Hotel Ile Rousse-Thalazur

 

Borne 13 : La Villa " Lumen " de Louis Lumière

Louis Jean Lumière est né le 5 octobre 1864 à Besançon et mort le 6 juin 1948 à Bandol.


Les personnages qui lancèrent le mieux Bandol furent les gens du cinéma. Parmi eux Louis Lumière, l’inventeur du cinématographe qui, en 1895, filma « l’arrivée d’un train en Gare de La Ciotat ». Il était inventeur, industriel, artiste, photographe, chercheur…

Et il choisit Bandol pour y finir sa vie. Il y était venu en voisin, son père habitant la Ciotat ; puis en habitué séjournant au Grand Hôtel ou dans une villa louée à la Montée Voisin.

En septembre 1936, il acheta à M. et Mme Souchon « les Ruines », une villa baroque qu’il rendit « civilisée » en construisant « Lumen », son habitation, et « Altra », son laboratoire et sa salle de cinéma en relief. Certains Bandolais se rappellent «sa carrure de géant au dos voûté, ses cheveux blancs, ses sourcils broussailleux.» (R. Culioli)


Il était citoyen d’honneur de Bandol et président d’honneur du syndicat d’initiative de notre ville.


En 1937 Aris Tavitian se lie d’amitié avec Louis Lumière. Aris a 28 ans, Lumière, 74 ans. Tous deux entreprennent en 1938 de composer la première plaquette bandolaise pour le syndicat d’initiative. 
  

Louis Lumière dans son laboratoire

 

Louis Lumière face à la Baie de Bandol 

 

Borne 14 : Villa " La Tartane "

Henri-Edouard Lombard (1855-1929), sculpteur, est l’auteur du Monuments aux Morts situé au début des Allées Alfred Vivien (cf. borne 27)


Henri, Elise, son épouse, et leur fille Annie, habiteront de nombreuses années dans une villa de style romantique « La Tartane », située Boulevard Victor Hugo.


Henri-Edouard Lombard né à Marseille, suit l’École des beaux-arts de sa ville natale avec son frère aîné Frédéric qui s’oriente vers l’architecture. Il est alors l’élève du sculpteur Antoine Bontoux. Ayant obtenu une bourse de la ville, il se rend à Paris où il travaille dans l’atelier de Pierre-Jules Cavelier.

A partir de 1878, il participe au Salon de la Société des Artistes Français. Sa statue de « Sainte Cécile » y remporte en 1880 une médaille de 2e classe. Henri-Edouard Lombard obtient en 1882 le deuxième prix de Rome puis remporte le Premier prix de Rome en 1883 pour le bas-relief « La mort de Diagoras de Rhodes ». Il séjourne à Rome de 1884 à 1887, comme pensionnaire à la Villa Médicis.

Il suit alors une carrière officielle et reçoit des commandes de l’État notamment la statue de Pierre Puget, mais il réalise également des oeuvres décoratives pour des particuliers. Il est fait chevalier de la Légion d’Honneur en 1894.

En 1900, il remporte la médaille d’or à l’Exposition Universelle et est nommé professeur de modelage aux cours du soir à l’École nationale des Beaux-arts, poste qu’il occupera jusqu’à sa mort en 1929.


Il est enterré au cimetière de Bandol.


La « Tartane » est aujourd’hui l’atelier de l’architecte Rudy Riccioti (né le 22 août 1952 à Kouba en Algérie), Grand prix national d’Architecture (2006), membre de l’Académie des technologies (2014).


C’est lui qui a été désigné en 2002 pour un chantier phare de la deuxième ville de France : le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MUCEM), à Marseille. Le bâtiment est devenu une des identifications visuelles de la ville.


La tartane est un bateau à voile caractéristique de la Méditerranée. Le nom aurait pour origine le mot arabe taridah signifiant « vaisseau ». Utilisée à tous les usages, la tartane navigua partout et plus généralement dans le bassin occidental.

Transporteur de fret populaire, elle ne disparut que dans le premier quart du XXe siècle. 
 

Villa " La Tartane " de nos jours

(c) idc

 

Les pensionnaires de la Villa Médicis en 1885.

Henri Lombard se trouve au centre, sur la rambarde de l'escalier avec une canne.
Allongé sur la même rambarde, en veste claire, se trouve Claude Debussy.

 

Borne 15 : Villa " La Pinède "

Cette villa, aujourd’hui transformée en résidence a été occupée par Georges Bernanos et sa famille en décembre 1945. Il y restera 9 mois.


Georges Bernanos est un écrivain français, né le 20 février 1888 dans le 9e arrondissement de Paris et mort le 5 juillet 1948 à Neuilly-sur-Seine à l'âge de 60 ans.


Il est surtout connu pour : « Sous le soleil de Satan » (1926), « Journal d’un curé de campagne » (1936), « Les grands cimetières sous la lune » (1938) et « Le dialogue des Carmélites » publié après sa mort en 1948.


Dans les années 30 il séjourne d’abord à Majorque et dans le midi de la France à Toulon puis Hyères. Après un long exil au Brésil de 1938 à 1945, il est de retour en France avec sa famille. Les Bernanos s’installent à Briasq, près de Sisteron puis à Bandol à la villa « La Pinède »… la base d’écriture de Georges étant alors le Café de la Marine, face à la mer. Il quitte Bandol en septembre 1946 pour Thoisy dans le Loir et Cher.


Un des voisins de « La Pinède » n’est autre que Raimu. Bernanos qui lui voue une grande admiration lui rendra souvent visite. Les deux hommes que leur caractère rapproche, sympathiseront.
 

Georges Bernanos vers 1940

(c) Wikipedia

 

Borne 16 : Villa " La Ker Mocotte "

 

Villa achetée en 1933 par Jules Auguste Muraire dit RAIMU, né en 1883 à Toulon, mort en 1946 à Neuilly sur Seine. Cette maison de vacances où se mêlaient la pierre et le bois, les murs et les arbres, il la baptisa un jour Ker Mocotte en référence à l’origine bretonne son épouse Esther.

Ker en Breton signifie « un lieu-dit », ou une maison ; « les mocos » est le surnom donné aux gens du midi. La Ker Mocotte devenait ainsi la maison des Mocos.
 
Raimu devint un acteur célèbre grâce à Sacha Guitry dans les années 30 et grâce à Marcel Pagnol dans la première moitié des années 40. Autour de lui à Bandol, ils recevaient ses amis Henri Poupon, Charles Blavette, Edouard Delmont et Henri Vilbert. Pagnol lui rendait visite. Il se lia d’amitié avec Fernandel. Les Bandolais admiraient ces acteurs qui vivaient et parlaient comme eux et qui apportaient à leur ville une souriante célébrité.


En 1944, un grand pin s’écroula sur la Ker Mocotte. Il fallut faire d’énormes murs, la propriété s’était transformée en forteresse aussi Raimu la vendit.

Elle est devenue un hôtel et actuellement une propriété privée entièrement restructurée.  

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Raimu dans son jardin 

 

Borne 17 : Le Groupe Scolaire

Le groupe scolaire a été aménagé dans les bâtiments construits au début du XXe siècle pour accueillir le nouveau pensionnat, celui d’Alfred Vivien (cf. borne 1 et 18) situé N°1 rue des écoles étant devenu trop petit et désuet.


Les premiers bâtiments datent de la municipalité de Lucien Bagarry et seront construits de 1906 à 1908.


Cette école sera inaugurée le 8 octobre 1908 en présence du président du Conseil en personne : Georges Clémenceau. On en parla dans la presse locale et nationale. Pour donner une image de ce que fut cette réception on peut citer le banquet de 515 couverts qui a été servi rue des Écoles.


Dès 1912 la situation de l’école se dégrade. La situation financière est catastrophique et les fondations non adaptées à la nature du terrain nécessitent vite des travaux. De plus durant la première guerre mondiale l’école de garçons est réquisitionnée et transformée en hôpital militaire.


On n’oublie pas que le richissime prince d’origine russe Galitzine fut un généreux bienfaiteur pour la commune de Bandol : pour améliorer le sort des blessés et des malades de l’hôpital il avait pris à sa charge l’installation du chauffage central dans le groupe scolaire réquisitionné, l’arrivée de l’eau chaude dans toutes les salles, l’installation complète d’une salle d’opération et d’une chambre de soins.


Après la guerre les difficultés financières de Bandol et l’importance des travaux obligent la municipalité à fermer l’école en 1925. En 1935 le maire Octave Maurel, qui a fait ses études au pensionnat Vivien, décide de remettre en état l’école publique. Les plans seront établis par l’architecte Fleury Linossier.


Le 24 juin 1972 l’école devint « groupe Octave Maurel » (celui-ci étant décédé en 1968)

 

 

Borne 18 : Héro & Léandre, Place Lucien Grillon

Ce marbre du sculpteur Paul Gasq représentant Héro et Léandre figurait dans un premier temps à l’angle de la rue Pierre Toesca et de la rue des Tonneliers (agence Boyer), puis fut transféré au Parc du Canet avant d’être définitivement installé place Lucien Grillon.


Paul Jean Baptiste Gasq (Dijon 1860-Paris 1944) a été formé à l’École des Beaux-Arts de Bordeaux, puis à partir de 1879 à l’École Nationale  Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Il est premier prix de Rome en 1890 et sera pensionnaire de la Villa Médicis à Rome de 1891 à 1894. Il a aussi remporté un Grand Prix à l’Exposition Universelle (1900).

Membre de l’Académie des beaux-arts à partir de 1935. Il est conservateur du Musée de Dijon de 1932 jusqu’à sa mort. L’histoire d’Héro et Léandre appartient à la mythologie grecque. Héro, prêtresse d’Aphrodite à Sestos, allumait toutes les nuits une lampe en haut d’une tour pour guider son amant Léandre qui la rejoignait à la nage.

Un soir d’orage la lampe s’éteignit et Léandre se noya. Désespérée, Héro se jeta de la tour après avoir trouvé le corps de Léandre sur la grève.


L’actuel bâtiment de cette place abritait jadis l’école de filles.

Après plus de 11 ans de formalités initiées en 1872 par le maire Rouden, Alfred Vivien, le 1er mai 1884, fait connaître au conseil municipal que le règlement définitif des travaux pour la construction de ladite école a été approuvé par le Préfet.

A la rentrée d’octobre 1935, sous la municipalité d’Octave Maurel, l’école de filles fut définitivement transférée dans le groupe scolaire. Ces locaux seront la mairie provisoire sous l’occupation et jusqu’en 1954 (cf. borne 25). Ils constituent aujourd’hui l’entrée d’un pôle administratif (services logistiques de la ville) et culturel (espace Paul Ricard).


Cette place est dédiée à Lucien Grillon (1903-1997), enseignant, directeur du Cours Complémentaire puis du Collège d’Enseignement Général et de l’école primaire de garçons jusqu’à sa retraite en 1962. Il sera conseiller municipal durant plusieurs mandats et à 74 ans il est nommé maire-adjoint de la municipalité Christian Goux.

Passionné par la vie des Bandolais il se plonge dans la recherche historique et sera l’auteur de plusieurs ouvrages ayant trait à sa commune. 

Héro & Léandre, Place Lucien Grillon

(c)petitpatrimoine.com

Paul Gasq (1860-1944) 

 

Borne 19 : Galerie Ravaisou 

Joseph Ravaisou est né à Bandol le 11 novembre 1865 où il prend des cours de dessin et de musique. Il devient instituteur en 1882. Il a 17ans.


En 1900, il fait la connaissance de Cézanne à l'occasion d'une visite à l'Exposition Universelle de Paris consacrée aux peintres impressionnistes et aux pointillistes.

Il devient l'ami de Paul Cézanne, avec lequel il peint au « Château noir » près du Tholonet. Ravaisou fut principalement un paysagiste des arrière-saisons de la Provence et surtout du Pays d’Aix.

Il meurt le 22 décembre 1925 à Aix en Provence. Ses oeuvres peuvent être vues au Musée Granet d'Aix en Provence, à Marseille, Martigues et Paris.
 

Joseph Ravaisou (c) artnet.com

 

" Bastidon à Escracho Pevous, au pied de la Sainte-Victoire " (c) artnet.com

 

Borne 20 : Maison Tholosan

 

Au milieu du XIXème siècle cette grande bâtisse était divisée en deux chais : Un grand chai appartenant à Henri Bergasse et un petit chai appartenant à Joseph Cachard. Tous deux étant négociants en vins.


En 1860 Bergasse décide de traiter avec Isidore Brun, grand Maître Tonnelier. Isidore Brun, Bergasse et Cachard deviennent les maîtres du marché du vin de Bandol. Cette belle histoire prend fin en 1875 avec l’arrivée du phylloxéra qui décimera les 350 hectares de vignes sur le terroir de Bandol.


En 1911 Isidore Brun vend le petit chai à Marie Augustine Tholosan et en 1923 son fils, le docteur Louis-Marie Brun vend le grand chai à Jean, le frère de Marie Augustine. Les Tholosan sont des spécialistes en art floral et vont transformer les chais en grande maison pour les fleurs. L’une des fleurs les plus cultivée à Bandol est le narcisse.

Quant aux immortelles elles donneront lieu à une activité artisanale de couronnes mortuaires ou de fleurs teintées et séchées. A partir de 1953 la maison des fleurs va péricliter. En 1979 la Mairie de Bandol achète la Maison Tholosan.

Elle est immédiatement adoptée comme « la maison pour tous » avant d’être restructurée en Centre Culturel en 1981.

En 2017 elle retourne à sa vocation d’origine en devenant :

« La Maison des Associations ». 

 

 

La " Maison Tholosan ", rue Gabriel Péri.

 

Borne 21 : L'Eglise Paroissiale St François de Sales

 

L’église « sous sa forme architecturale » est classée monument historique depuis le 23 août 1990.


Le 25 Mars 1746, la communauté de Bandol prend l’initiative de faire bâtir à ses propres frais une chapelle dans la commune. Les travaux ont commencé mais ne furent achevés qu’en 1748 par manque de crédit. Ils furent confiés à un jeune maçon Joseph Suquet.

La partie centrale de l’église actuelle de Bandol voit le jour : l’édifice mesure 34 m de long, 9 m de large, 12 m de haut, le dôme du choeur culmine à 16 m. L’église après avoir été bénie le 18 octobre 1748 par Monseigneur Henri de Belsunce fut érigée en cure sous le nom et titre de St François de Sales par ordonnance du 5 Juin 1751.

Bien vite, la nef centrale ne suffit pas aux activités de la paroisse. Sous l’impulsion de deux confréries, deux chapelles latérales vont s’ajouter à l’édifice central. Le 27 décembre 1771 la confrérie Saint Elme des gens de la mer a l’autorisation de construire une chapelle à côté de la nef centrale et d’ouvrir un arceau de communication avec elle. Le curé Gardon en mai 1772 désigne l’espace à bâtir, sur le flanc Est de l’église. C’est toujours le maçon Joseph Suquet qui effectue les travaux qui sont achevés en 1773, chiffre gravé dans la pierre qui figure encore au-dessus de la porte d’entrée.

En 1776 le curé Gardon souhaite réaliser une autre chapelle pour la confrérie St Vincent de Paul des Pénitents noirs qui regroupait des vignerons et des tonneliers. Joseph Suquet commence à travailler en 1782. La chapelle sera ouverte en 1783. A la révolution la chapelle Saint Vincent est le siège de réunions patriotiques ; elle sera vendue comme bien national en 1798, preuve qu’elle n’était pas reliée à l’église ; elle servira de bergerie et sera rachetée le 2 mai 1817.Elle retournera dans le giron de l’église en 1818.

Le clocher est achevé le 11 mars 1824 avec une cloche en cuivre pour l’horloge afin que les heures fussent entendues de loin. Deux nouvelles cloches sont ajoutées le 4 octobre 1868.
La Paroisse possède un patrimoine d’art :


Notre Dame de Grâce, statue du XVIIe siècle sculptée dans un unique tronc d’olivier dans les ateliers de Pierre Puget.
Le Christ en chêne massif serait du XVIe siècle, la coupole peinte par Siro Orsi, dessinateur de la Scala de Milan, une copie du tableau «Notre Dame de Lorette» de Caravage.
Un retable, copie d’un tableau « La Madone des Pèlerins » de Caravage.
L’église est placée au centre du village et surplombe la place du marché, place publique qui accueille la fontaine communale du XIXe siècle, lieu important du village où se réalisaient les transactions commerciales.


D’autres monuments religieux occupent l’espace de la commune :


1- Le Puits Chèche, situé dans les jardins des Isles de Bandol (590 avenue Albert 1er).


Sous la terreur, la Vierge Notre Dame de Grâce, fut cachée par un Bandolais nommé Piche, sous des sarments de vigne et, à cet endroit, jaillit une source d’eau pure. Après la séparation de l’église et de l’état, cette statue fut à nouveau cachée au même endroit.

Elle laissa l’empreinte de son pied près de la villa La Lola, disparue depuis (elle se trouvait à l’est de la Plage Eden Roc, sur le boulevard Albert 1er). La réfection de la route en 1930 en a effacé la trace.


2- La statue Notre Dame des Pêcheurs sur l’Île de Bendor inaugurée le 15 juillet 1951 objet d’un populaire pèlerinage le soir du 15 août. 

 

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La Place de l'Eglise autrefois

 

La Paroisse, aujourd'hui

 

La Coupole du Choeur

 

La nef centrale de l'Eglise

 

Borne 22 : La Place Isidore Brun

À cet endroit se trouvait l’aire publique de battage du blé. Si la vigne, le vin, la tonnellerie sont autant d’éléments qui ont contribué à la prospérité de Bandol, le blé quant à lui, est indispensable à la vie de la communauté.

La moisson se faisait au plein de l’été, à la faucille ou à la faux. Tous se rendaient alors à l’aire publique où l’on déchargeait les javelles de blé.


La place de l’Aire est devenue par la suite place « Isidore Brun », Maître Tonnelier ; la municipalité a voulu ainsi honorer le donateur de cet emplacement à la commune.


Après le déclin de la vigne les paysans se sont tournés vers la culture florale : en particulier celle de l’immortelle (d’où le nom de la rue), fleur qui s’accommode de l’aridité des coteaux.

Il se crée une activité artisanale pour la fabrication des couronnes mortuaires ; les ouvrières assises devant leur maison (en particulier sur la place de l’Aire) fixent avec dextérité les fleurs : elles les prennent une à une de leur bouche et les ficellent tout en bavardant.


La Fontaine de cette place est récente. L’Oratoire abrite une statuette de Saint-Joseph, saint très souvent vénéré par les Provençaux.

Le bâtiment arrondi 12 bis rue Voltaire est un vestige du pigeonnier du seigneur de Boyer.
 

Fontaine de la Place Isidore Brun (c) motsdusud/canalblog.com 

 

Borne 23 : Le Monastère

L’ancienne école de filles, ouverte en 1862, était dirigée par les « Dames du Bon-Pasteur » au 6 rue de l’immortelle (dans la maison appelée le Monastère – La cour occupait l’emplacement de l’ancienne aire à fouler les grains du temps seigneurial qui est devenue la place Isidore Brun).

En 1884, le projet de construction étant approuvé par le préfet, l’école de filles sera édifiée dans le prolongement de la rue des Écoles (c’est le bâtiment que l’on baptisait jadis « ancienne mairie »… et qui est devenu la médiathèque).

 

Borne 24 : Le Puits Couvert

Ce puits se situe à l’angle de la rue des Jardins (où se trouvaient les jardins du Seigneur de Boyer) et de la traverse Aristide Briand (jadis traverse du puits). Sa construction remonterait à 1776.

Le cadastre de la rue du Dr Marçon (anciennement rue de la Bourgade) à partir de la rue Voltaire (anciennement rue du puits du Noyer dans sa première partie) indique que le Seigneur de Boyer possédait la maison de la dîme (aujourd’hui restaurant le Scotch), une cave, une auberge, un four banal, des écuries et le pigeonnier.


C’est probablement dans cette auberge de la rue de la Bourgade que Bonaparte rencontre Pons de l’Hérault en mars 1794. Trois mois après la chute de Toulon, Bonaparte, fraichement nommé général de l’artillerie du Midi, en tournée d’inspection à Bandol, est invité par Pons à déguster une bouillabaisse. Bouillabaisse mémorable puisque l’empereur en parlera encore lors de son séjour à l’île d’Elbe… ce que relate Pons dans « Souvenirs et anecdotes de l’ile d’Elbe ».

 

Borne 25 : La Mairie 

 

La première séance du conseil municipal eut lieu pour la première
fois dans une bâtisse appartenant au seigneur François 2ème de Boyer de Foresta :

cette maison se trouvait à l’emplacement de la mairie actuelle.

Elle était à la fois la « maison communale » :

avec des locaux au rez de chaussée et la « maison curiale » (ou presbytère) à l’étage;  le presbytère sera supprimé en 1924.

L’hôtel de ville actuel sera construit en 1954 sur l’emplacement primitif selon les plans de Fleury Linossier.


Le Bistro du port était jadis un bar qui s’appelait « Le Suzy ». Il était fréquenté par Marcel Pagnol et ses amis dont Raimu, Poupon,Blavette, Maupi, Monti …

Suzy et son mari Ernest Monti savait accueillir la clientèle huppée à la mode. Chez Suzy on s’attablait autour d’un verre en terrasse dans la journée et on dansait le soir.

Aux touristes se joignaient Toulonnais et Marseillais qui venaient s’amuser à Bandol car on dansait aussi chez Poupoune et au Pot d’Arrivée, au Casino Municipal. 

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 La Mairie de Bandol de nos jours

 

Le Bistro du Port :

 

C’était un bar qui s’appelait SUZY, établissement fréquenté par Marcel Pagnol et ses amis, dont Raimu, l’acteur bandolais Henti Poupon, Charles Blavette, Monty…
 

 

Le SUZY Bar 

 

SUZY et son mari Ernest, savaient accueillir la clientèle huppée à la mode.
Chez Suzy, on s’attablait autour d’un verre en terrasse dans la journée et on dansait le soir.
Aux touristes, se joignaient Toulonnais et Marseillais qui venaient s’amuser à Bandol car on dansait aussi chez Poupoune et au Pot d’Arrivée, au Casino Municipal. 

 

 

 

 

 

Borne 26 : La Fontaine " La Salière "

Fontaine composée de deux conques en marbre séparées en son centre par un pilier pointu dont l’ensemble fait penser à une salière d’où sa dénomination.


Le maire Alfred Vivien, suite à une demande de citoyens, décide avec son conseil municipal en 1895 de mettre à disposition une source d’alimentation d’eau en complément de celle de la place publique.


La fontaine sera placée sur le quai de la consigne. En 1903 la fontaine «La Salière» sera déplacée sur la pointe ouest de l’ancien chemin du château devenu aujourd’hui le boulevard Victor Hugo. 
 

La Fontaine " La Salière" en 1903.

 

Borne 27 : Le Monument aux Morts

 

Le comité pour l’érection de ce monument est créé le 16 janvier 1919. Il a pour président d’honneur Nicolas Sergeïevitch Galitzine.
Ce dernier, richissime prince d’origine russe, venu s’installer à Bandol avec sa famille fut un bienfaiteur pour la ville (cf. borne 17)
Le sculpteur Henri Lombard a choisi une Bandolaise comme modèle (Marguerite Olive) ; elle s’est muée en une victoire ailée et casquée serrant sur son coeur la stèle où sont gravés les noms de 64 soldats morts pour la France durant le conflit 14-18.
Le monument sera inauguré le 4 septembre 1921 par Maurice Charles, Maire de la commune, qui pour l’occasion prononcera un magnifique discours en l’honneur des Poilus Bandolais. 

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Le Monument aux Morts, Place Xavier Suquet

 

Borne 28 : La Gare

 

Les terrains nécessaires à la création de la ligne de chemin de fer section Aubagne-Toulon ont fait l'objet d'un jugement d'expropriation de 14 mai 1856. La construction du Viaduc traversant la Rèpe et reliant Bandol à Sanary a lieu en 1857. Ce viaduc mesure 180 mètres de long sur 27 mètres de hauteur et est composé de 9 arches colossales.


Durant deux ans à partir de 1857 l’activité du port sera très importante en raison de la construction de la voie ferrée et du viaduc. En effet tous les jours des tonnes de rails, de bois de chêne, de briques, sont débarquées…

Ainsi le port va participer à la construction du chemin de fer qui sera par la suite son concurrent et finalement son remplaçant.


La gare de Bandol est achevée en 1858. Le 3 mai 1859, la ligne de la Compagnie PLM (Compagnie des Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée) est ouverte à l'exploitation C'est le train qui amènera la clientèle fortunée des hivernants et des estivants et qui mettra Bandol à l'ère industrielle et touristique. 

La Gare de Bandol en 1903 (c) Wikipedia.

 

Borne 29 : Le Casino Municipal de Bandol

 

L’histoire de cet établissement débute en juillet 1923, après le classement de Bandol en station climatique. Les transactions immobilières vont alors se multiplier et aboutir en 1927 à la création de la « Société du Casino Municipal de Bandol ».


Le Casino Municipal de Bandol ouvrira ses portes en juillet 1930.
Outre les jeux - Boule, Roulette, Baccara – le Casino Municipal était également doté d’une grande salle pour danser, et d’un cinéma où se jouaient les meilleurs films. La salle de cinéma se transformait en théâtre ou en salle de spectacles pour les fêtes de fin d’année de toutes les classes de l’école « Octave Maurel ».


Le Comité des fêtes de Bandol y organisera toutes ses manifestations (élections des reines de Bandol, galas de l’USB et autres…) Sur sa façade Ouest s’était créé le cabaret « Pot d’Arrivée » où l’ambiance était des plus gaies avec les meilleurs orchestres parisiens.

Le Casino Municipal en 1930 (c) Bandolblog.com

 

Borne 30 : Le Scaphandrier Autonome

Si le Var se trouve être le département du berceau historique de la plongée, il est important de savoir qu’en juin 1943, en pleine occupation, la plongée en scaphandre autonome vient de naître à Bandol qui devient ainsi la cité de la découverte du monde sous-marin.


Effectivement et ainsi que cela est relaté dans les premières pages de l’ouvrage mythique de Jacques Yves Cousteau et Frédéric Dumas, « Le monde du silence », auquel va venir s’adjoindre Philippe Tailliez, le nouveau scaphandre autonome mis au point à Paris avec l’ingénieur Emile Gagnan vient d’arriver en gare de Bandol.


Ceux qui deviendront plus tard les Mousquemers habitent alors la villa Barry en bord de mer dans la partie ouest de la commune et vont donc choisir cet endroit pour tester l’appareil.
Les résultats seront bien au-delà de toutes leurs espérances.


Le 26 octobre 1997 une plaque de bronze est inaugurée plage Barry (d’après une maquette du sculpteur-plongeur Pierre Blanchard) par le docteur Xavier Suquet, Maire.C’est ainsi que nombre de visiteurs viennent s’imprégner des premiers jours de la plongée sous-marine à Bandol, là où ont vécu ces grands pionniers qui comme nous le soulignait le Commandant Philippe Tailliez :

« Nous vous avons ouvert, pour vous et les générations futures, les portes d’un monde nouveau pour des siècles et des siècles » 

   

 " Les Mousquemers " fin 1947

 

La Villa Barry (devenue Résidence Clairefont)

 

Plaque Commémorative, Plage Barry,  inaugurée en 1997

 

Ce "Parcours Historique" a été réalisé à l'initiative de :

Max Moutte – Historien du Patrimoine Culturel, religieux et historique, biographe de personnages locaux et corporatifs de la Commune de Bandol,

Avec la participation de Monique Rebuffat, Rose-Marie Grillon et Jean-Marie Schneider.