Le Parcours Historique à lire

 

Borne 1 : Le Buste d'Alfred Vivien

 

Alfred Vivien (1832 - 1909) dirigea le pensionnat de Bandol de 1860 à 1880.

Celui-ci fut fondé par son père Jacques en 1851.
Cette institution (située jadis au début de l'actuelle rue des Ecoles) connut un essor considérable jusqu'en 1908.


Elu maire en 1881, Alfred Vivien, alors instituteur communal de 49 ans, restera premier magistrat de la commune jusqu'en 1902.
Un buste fut sculpté en son honneur par Millin de Grandmaison en 1910.


Durant la guerre, au mois de décembre 1941, le buste fut enlevé par des inconnus pour en récupérer le métal de bronze.
Octave Maurel, alors maire, décida en juin 1949 de le remplacer par un buste en marbre de carrare sculpté par le statuaire marseillais Paul Gondard.


Alfred Vivien a écrit une " Monographie de Bandol " éditée en 1872 à Toulon.

 

 

 

Borne 2 : Kiosque de Fleury Linossier

Le kiosque à musique a été construit en avril 1933 par l'entreprise Girardi Frères, entrepreneurs de maçonnerie à Bandol, d'après les plans dressés par Fleury Linossier.

Il fut inauguré le 4 juin 1933, le jour de la Pentecôte, par Octave Maurel qui prononça un discours en ces termes :

" Dans notre beau pays où tout chante, le public doit pouvoir entendre la bonne musique dans un calme imposant.Cela justifie notre décision de faire construire cet édifice dans un cadre aussi digne de l'art musical ".

Fleury Linossier était un aquarelliste français né à Paris en 1902.

Il entra à l'école des Beaux Arts à Toulon, fut diplômé d'architecture et retourna à Lyon d'où sa famille était originaire.Il commença à réaliser des parcs et des jardins dans cette région.Plus tard il déménagea à Bandol, y créa sa propre entreprise et obtint rapidement une solide réputation dans la construction de résidences secondaires pour des célébrités telles que Grégory Peck, Raimu, Maurice Chevalier, Mistinguett.

Sa carrière en tant que peintre commença véritablement dans les années 60 et il reçut une multitude de récompenses, médailles d'or et premiers prix.La presse spécialisée le décrit  comme l'un des meilleurs aquarellistes paysagers de son temps.

Pour construire le kiosque à musique, Fleury Linossier opta pour un style gréco-mauresque assez particulier qui s'adaptait bien aux palmiers qui l'environnaient.

Linossier a réellement marqué Bandol de son empreinte, car outre  le kiosque, il a réalisé :Le groupe scolaire Octave Maurel, l'école primaire de Naron, le mur de soutènement de la villa Raimu, l'Etoile Bandolaise de la rue Didier Daurat, la recomposition des jardins et la restructuration de la façade du Grand Hôtel à l'entrée de la ville.

Après la guerre il a construit l'Hôtel de Ville, le Stade Deferrari, l'Hôtel Ile-Rousse dans l'avenue Louis Lumière...et de nombreuses villas.

 

Le Kiosque de Fleury Linossier 

 

Borne 3 : L'Hôtel Beau Rivage

Construit vers la fin du XIX ème siècle, cet hôtel de prestige ouvrira ses portes en 1900.

Il reçut de nombreuses célébrités : Thomas Mann, D.H Lawrence, Aldous Huxley, Katherine Mansfield...
Kathleen Beauchamps, née en 1888 à Wellington en Nouvelle-Zélande, publie son premier texte à l'âge de neuf ans.

Dès 1903 elle écrira sous le nom de sa grand-mère Katherine Mansfield.
En octobre 1915 elle quitte Londres, fait une étape à Cassis et s'installe à l'Hôtel Beau Rivage.
"Les thèmes essentiels de Katherine Mansfield datent de l'époque de Bandol : le sentiment du détail, la sensation du temps, sa fascination de voir s'entrelacer sans cesse les commencements et les fins".


David Herbert lawrence et sa femme Frieda séjournèrent également à Beau Rivage, sur les traces de leur amie Katherine Mansfield, les hivers 1928/29 et 1929/30.
Au printemps 1928 il publie à Florence "L'Amant de Lady Chatterley".
Au cours de l'hiver 1929-30 il reçoit la visite d'Aldous Huxley et de sa femme Maria qui s'installeront dans une villa sur le promontoir rocheux de la Gorguette.

 

 

Bas de l'Hôtel Beau Rivage - 1930

(c) PointusdeBandol.com 

 

Katherine Mansfield

David Herbert Lawrence

 

Borne 4 : La Prud'homie des Pêcheurs 

" La Prud'homie des Pêcheurs est une institution juridictionnelle de Pêche Professionnelle créée à Antibes, Bandol & Sanary par Ordonnance Royale du 4 avril 1792 signée par Louis XVI ".

Les premières traces d'organisation de la pêche en Méditerranée proviennent en partie des archives de la Prud'homie de Marseille où sont consignées les lettres patentes de 1452 et 1477 du Roi René, Comte de Provence, confirmées en 1481 par le Roi Louis XI, instituant une juridiction de pêche professionnelle sous l'appellation de Prud'homies.

La Prud'homie des Pêcheurs en quelques dates : 

4 Avril 1792 :
Suivant les exemples de Prud'homies de Sète, Marseille et Toulon, les pêcheurs de Bandol, Antibes et Saint-Nazaire (devenu Sanary) obtiennent qu'une juridiction de prud'hommes pêcheurs soit établie dans leur port.

 

1970-1980 :
Le Golfe de bandol est alors un lieu très important pour la pêche à la sardine dite au " lamparo ".

 

2004 :
Face à la Prudhomie, la ville pose une plaque en hommage à Clément Bonnegrace, ancien patron pêcheur, Premier Prud'homme, Maître de Port et Conseiller Municipal.

 

"La Madrague ou la Pêche du Thon vue du Golfe de Bandol".

Tableau de Joseph Vernet (1714-1789)

(c) Musée National de la Marine

 

Borne 5 : L'aménagement du port et La Grande Jetée

Dès 1752 le Conseil Municipal présidé par Simon Cay, maire, délibéra pour construire un véritable môle pour l'embarquement et le débarquement des marchandises.


La construction de la Grande Jetée ne sera finalement commencée qu'en 1847.
Les blocs de rochers seront extraits de deux carrières situées sur l'Ile de Bendor puis transportés par chalands et par un petit chemin de fer sur pilotis.
Suite à des difficultés financières, les travaux seront interrompus en 1850 et la jetée ne sera finalement qu'un brise-lames parallèle à la côte.


Lors du siège de Toulon en 1793, André Pons de l'Hérault fut nommé commandant des canonniers et des batteries du fort de la Motte par le général Jean-François Carteaux.


En Mars 1794, il fera la connaissance de Bonaparte, général de l'artillerie du Midi (le buste de Pons de l'Hérault est visible dans le hall de l'Hôtel de Ville).

 

 

 

L'aménagement en quelques dates :

 

1857-1858 : La jetée est enfin achevée et raccordée à la terre ferme.


1868 :
Etablissement d'un feu à l'extrémité de la jetée et construction de 40 mètres de quai supplémentaire.


Pendant la municipalité d'Alfred Vivien et jusqu'en 1885 :
Un grand programme d'aménagement du port est prévu pour les pêcheurs.

Les travaux seront terminés en 1885.

 

Le Port de Bandol aujourd'hui :

 

 

 

Borne 6 : Bendor

L'Ile de Bendor est achetée en 1950 par l'industriel Paul Ricard, créateur du Pastis du même nom.

Il la baptise de son ancien nom " Bendor ".

L'île aurait, dans les temps anciens, servi de refuge à des pirates et des naufrageurs.

Cultivée ensuite jusqu'à la fin du XIX ème siècle (production de fleurs d'immortelles & de narcisses), elle est tombée en état d'abandon.

Paul Ricard transforme le port et construit le petit village, les hôtels et les musées.
Passionné d'art, il attire peintres, sculpteurs, et artistes.
Il développe aussi les activités sportives liées à la mer, école de voile & plongée.


En 1951, il fait ériger la statue de la Madone des Pêcheurs, bénie par l'Evêque, à l'occasion d'une grande fête religieuse au cours de laquelle " des avions qui survolaient l'île, piquant en rase-mottes, exécutaient des virages sur l'aile..."

 

 

                     Paul Ricard

                         (c) Lesilespaulricard

                   

 

Borne 7 : Stade André Deferrari

Le stade municipal créé en 1974, créé en 1974, est devenu Stade André Deferrari quand celui-ci s'en est allé (1920-1977).


Hommage spontané du village a un homme ouvert, simple et bon, que l'on aimait et un homme de passion.
Enseignant au cours complémentaire, il forma de nombreux élèves durant 28 ans.


Passionné de football, il deviendra un animateur et dirigeant irremplaçable de l'Union Sportive Bandolaise.
De 1959 à 1977 il est conseiller municipal et consacre sa vie à Bandol.

 

Zavatta, Président d'Honneur de l'U.S.B

 

Borne 8 : La Montée du Château

Le château d'Antoine Boyer est construit en 1610, l'année du sacre de la reine Marie de Médicis en la basilique Saint-Denis (13 mai) et de l'assassinat de son époux le lendemain.


Lors de la séparation de Bandol et de sa commune mère La Cadière, en août 1715, le château devient non seulement la résidence des Boyer de Foresta et le bastion défensif du terroir, mais aussi le siège de l'administration, de la justice, de la religion et de la gestion du village nouvellement créé.


Le dernier seigneur de Bandol, Ange Hilaire de Boyer, délaisse le village pour vivre à Paris.
Le château abandonné va se délabrer et en 1791 Ange Hilaire commencera à vendre une partie de ses terres et biens.

 

Quelques dates clés :

 

1793 : Ce qui reste du château est détruit et converti en batterie pour la défense de la côte sous le commandement de Pons de l'Hérault.


1795 :
En avril les ruines du château sont totalement démolies.Les pierres du château transportées à La Cride servent alors à la construction d'une autre batterie.On dit qu'une partie de ces pierres se retrouve aussi au niveau du quai du port.
En Juillet Ange Hilaire de Boyer vend les restes du château et de ses biens à Gaudin de la Grange qui les cède un mois après à Jacques Fortier de Troyes.


1905 :
Augustine Tholozan acquiert le fort et les terrasses.
Elle lègue plus tard le fort et ses terrains à son neveu.


1923:
Louis Jean Tholozan vend le fort dans son enceinte à l'agent immobilier Auguste Gras qui en fait ensuite un lotissement.


A partir des années 50 :
Les deux imposants piliers d'entrée du château, aux armes du seigneur, sont détruits au cours de travaux privés.
Une longue muraille séparait le château de ce qui constituait déjà le futur village de Bandol!

 

Fort et Château de la Motte - cadrage du tableau de Joseph Vernet (1714/1789) :
" La Madrague ou la pêche du thon vue du Golfe de Bandol"

(c) Musée National de la Marine de Paris

 

Borne 9 : Place du Château

En 1594, sur instruction du Duc d' Epernon (Commission du 10 mai 1594), Antoine Boyer construit le fort de Bandol sur environ 3 hectares de la presqu'île de la Motte.

C'est le seul vestige vraiment historique du village.
On voit encore, cerné de villas et de jardins, une tour d'angle et deux pans de la muraille d'enceinte.


Une villa renferme toujours sur son terrain le puits de 12 mètres de profondeur qui se situait au centre de la plate-forme du fort.

 

Tour & Muraille du Fort

 

Borne 10 : La Plage de Renècros

L'origine du nom :

Il n'y a jamais eu de Monsieur Renècros, propriétaire d'un terrain à proximité.
Le nom de la plage viendrait soit de la contraction de " Arène Cros ", c'est-à-dire une anse sableuse, soit du Provençal " l'Anse qui grogne ", en rapport avec le bruit qui y fait houle. 

 

Telle que nous la voyons, la plage est le fruit d'aménagements voulus dans les années 1960 pour retenir le sable.

La digue a été construite dans ce but.

La partie de la plage située entre le Golf Hôtel et la Goélette a toujours été sableuse, le reste n'était qu'un mince cordon de galets ou de sable interrompu certaines années par les tempêtes de l'hiver.

La plage est fréquentée par les baigneurs dès la fin du XIX ème siècle, ce qui pose des problèmes moraux aux élus :

1896:

Le Conseil Municipal délibère qu sujet de la création d'un nouveau chemin sans lequel

" les hommes et les jeunes gens seront dans l'obligation de passer devant toutes les cabines des dames "

1927 :

Le Maire prend l'arrêté suivant lequel

" un maillot complet est rigoureusement obligatoire pour les baigneurs des deux sexes "


Toutefois de 9 h à midi - et pour les bains de soleil seulement - le port du caleçon à mi-corps est toléré chez les hommes...
Il est expressément défendu de circuler en ville en costume de bain et peignoirs.

 

Le Premier Casino :

En 1920, le Gof Hôtel se transforme en " Grand Casino".
Jusqu'à l'ouverture du Casino Municipal que nous connaissons, il propose " Jeux, Spectacles, Dancing ".

 

La plage de Renècros au début du siècle dernier

 

La plage de Renècros en 2018

(c) Benjamin Marziac

 

Borne 11 : Les Moulins à vent

Lorsque le seigneur François II de Boyer de Foresta obtient le " fief " de Bandol en 1715, il pense à construire un moulin à vent pour l'usage de la population et pour en percevoir les taxes et les impôts s'y afférents.


En premier pour répondre aux besoins alimentaires urgents, un four banal est construit dans lequel les habitants font cuire leur pain.


Ensuite, la construction du moulin à vent communal est entreprise dans le quartier du st Esprit, sur le versant est du contrefort de l'éperon rocheux de la Motte, sur le terrain au- dessous du fort et du château seigneurial.

 

Bandol en 1902, depuis l'est du port :
Le chantier naval et la consigne, l'ancien moulin et le grenier.

(c)PointusdeBandol.com

 

Borne 12 : L'Hôtel Ile Rousse

Son emplacement est d'abord une pâture pour moutons & chèvres avant de devenir la propriété de Mistinguett qui y construit sa villa.
Par la suite Monsieur Bazo y aménage un centre multisports : véritable institution fréquentée par les jeunes Bandolais & estivants.
Puis viendra la construction de l'Hôtel Ile Rousse.

 

Mistinguett en 1911

(c) Wikipedia

 

L'Hôtel Ile Rousse 5 * en 2018

(c) Hotel Ile Rousse-Thalazur

 

Borne 13 : La Villa " Lumen " de Louis Lumière

Louis Jean Lumière est né le 5 octobre 1864 à Besançon et mort le 6 juin 1948 à Bandol.


Les personnages qui lancèrent le mieux Bandol furent les gens du cinéma.
Parmi eux Louis Lumière, l'inventeur du cinématographe qui, en 1895, filma " l'arrivée d'un train en Gare de La Ciotat ".
Il était inventeur, industriel, artiste, photographe, chercheur...


Et il choisit Bandol pour y finir sa vie.

Il y était venu en voisin, son père habitant La Ciotat ; puis en habitué séjournant au Grand Hôtel ou dans une villa louée à la montée Voisin.

Certains Bandolais se rappellent  " sa carrure de géant au dos voûté, ses cheveux blancs, ses sourcils broussailleux " (R.Culioli)

Il était citoyen d'honneur de Bandol et président d'honneur du syndicat d'initiative de notre ville.

 

Louis Lumière en quelques dates :

 

1895 : 

Les Frères Lumière inventent le cinématographe.

 

Septembre 1936 :

Il achète avec Monsieur & Madame Souchon " Les Ruines ", une villa baroque.

Il y construit " Lumen " son habitation,  " Alta " son laboratoire et sa salle de cinéma en relief.

 

1937 :

Aris Tavitian, 28 ans,  se lie d'amitié avec Louis Lumière, 74 ans.

Tous deux entreprennent l'année suivante de composer la première plaquette Bandolaise pour le syndicat d'initiative.

  

Louis Lumière dans son laboratoire

 

Louis Lumière face à la Baie de Bandol 

 

Borne 14 : Villa " La Tartane "

Henri Edouard Lombard (1855-1929), sculpteur, est l'auteur du " Monument aux Morts " situé au début des Allées Alfred Vivien (cf.Borne 27) 


Henri, Elise, son épouse, et leur fille Annie, habiteront de nombreuses années dans une villa de style romantique "La Tartane ", située Boulevard Victor Hugo. 

Henri-Edouard Lombard né à Marseille, suit l'Ecole des Beaux-arts de sa ville natale avec son frère aîné Frédéric qui s'oriente vers l'architecture.
Il est alors élève du sculpteur Antoine Bontoux.

Ayant obtenu une bourse de la ville, il se rend à Paris où il travaille dans l'atelier de Pierre-Jules Cavelier.

" La Tartane " est aujourd'hui l'atelier de l'architecte Rudy Riccioti, Grand Prix National d'Architecture en 2006, membre de l'Académie des technologies en 2014.

C'est lui qui a été désigné en 2002 pour un chantier phare de la deuxième ville de France :
Le Musée des Civilisations de l'Europe & de la Méditerranée (MUCEM) à Marseille.

Le bâtiment est devenu l'une des identifications visuelles de la ville.

 

Henri-Edouard Lombard en quelques dates :

 

A partir de 1878 :
Il participe au Salon de la Société des Artistes Français.


1880:
Sa statue de " Sainte-Cécile " y remporte une médaille de seconde classe.


1882 :
Il obtient le deuxième prix de Rome et l'année suivante le premier prix pour le bas-relief " La Mort de Diagoras de Rhodes ".


1884-1887 :
Il séjourne à Rome comme pensionnaire à la Villa Médicis, reçoit des commandes de l'Etat notamment la statue de Pierre Puget. Il réalise également des oeuvres décoratives pour des particuliers.


En 1894 :
Il est fait Chevalier de la Légion d'Honneur puis remporte 6 ans plus tard la médaille d'or à l'Exposition Universelle.
il est ensuite nommé professeur de modelage aux cours du soir, à l'Ecole Nationale des Beaux-arts, poste qu'il occupera jusqu'à sa mort en 1929.

 

Villa " La Tartane " de nos jours

(c) idc

 

Les pensionnaires de la Villa Médicis en 1885.

Henri Lombard se trouve au centre, sur la rambarde de l'escalier avec une canne.
Allongé sur la même rambarde, en veste claire, se trouve Claude Debussy.

 

Borne 15 : Villa " La Pinède "

En 1945, Georges Bernanos s'installe ici.


Georges Bernanos (1888-1948)  est un écrivain français connu entre autre pour être l'auteur de " Sous le Soleil de Satan ", " Journal d'un Curé de Campagne ", " Les Grands Cimetières sous la Lune ", " Le Dialogue des Carmélites ".


A 40 ans il est séduit par la Provence et surtout le Var.
En 1938, avec sa famille, il s'exile en Amérique du Sud d'où il ne revient qu'à la fin de la guerre.


Il retrouve la Provence; réside à Sisteron et à Bandol.
L'écrivain aime travailler au Café de la Marine face à la mer.
Un des voisins de " La Pinède " n'est autre que Raimu.
Bernanos, qui lui voue une grande admiration lui rend souvent visite.
Les deux hommes que leur caractère rapproche, sympathisent...

 

Georges Bernanos vers 1940

(c) Wikipedia

 

Borne 16 : Villa " La Ker Mocotte "

Villa achetée en 1936 par Jules Auguste Muraire dit RAIMU, né en 1883 à Toulon, mort en 1946 à Neuilly sur Seine.
Cette maison de vacances où se mêlaient la pierre et le bois, les murs et les arbres, il la baptisa un jour Ker Mocotte, en référence à l'origine bretonne de sa mère :

 

Ker = maison, et de sa ville natale Toulon :
Mocot = gens du midi.
La Ker Mocotte devenait la maison du Mocot.

 

Raimu devint un acteur célèbre grâce à Sacha Guitry dans les années 30 et grâce à Marcel Pagnol dans la première moitié des années 40.
Autour de lui à Bandol il recevait ses amis Henri Poupon, Charles Blavette ou Delmont ou Henri Vilbert.
Pagnol lui rendait visite.Il se lia d'amitié avec Fernandel.


Les Bandolais admiraient ces acteurs qui vivaient et parlaient comme eux et qui apportaient à leur ville une souriante célébrité.
En 1944, un grand pin s'écroula sur la Ker Mocotte.Il fallut faire d'énormes murs, la propriété s'était transformée en forteresse aussi Raimu la vendit.


Elle est devenue un hôtel et actuellement une propriété privée entièrement restructurée.

 

Raimu dans son jardin 

 

Borne 17 : Le Groupe Scolaire

Le Groupe Scolaire a été aménagé sous la municipalité d'Octave Maurel selon les plans de Fleury Linossier, dans les bâtiments construits au début du XX ème siècle.


Il permet à l'époque d'accueillir le nouveau pensionnat, celui d'Alfred Vivien étant devenu trop petit.
L'inauguration a lieu en 1908 par le Président du Conseil des Ministres, Georges Clémenceau en personne.


Pour donner une image de ce que fut cette réception, on peut citer le banquet de 515 couverts servi Rue des Ecoles.


Malgré des débuts prometteurs, cette nouvelle école connait bien vite des aléas :


- Les fondations ne sont pas adaptées à la nature du terrain, ce qui nécessite vite des travaux.
- Pendant la guerre 1914-1918, les bâtiments sont transformés en hôpital militaire.


On n'oublie pas que le Prince Galitzine, résident à Bandol, voulant participer à l'oeuvre de guerre de la France, a fait un don de 35 000 francs or, pour faire installer le chauffage central, l'eau chaude, une salle d'opération et une salle de soins.


Après la guerre, les difficultés financières de Bandol et l'importance des travaux nécessaires obligent la Municipalité à fermer l'école en 1925.
Les bâtiments sont réhabilités en 1935 pour devenir un groupe scolaire.

 

Borne 18 : Héro & Léandre, Place Lucien Grillon

Ce marbre du sculpteur Paul Gasq représentant Héro & Léandre figurait dans un premier temps à l'angle de la rue Pierre Toesca et de la rue des Tonneliers (où se trouve l'actuelle agence Boyer), puis fut transféré au Parc du Canet avant d'être définitivement installé Place Lucien Grillon.
Paul Jean Baptiste Gasq (Dijon 1860 - Paris 1944) a été formé à l'école des Beaux-Arts de Bordeaux, puis à partir de 1879 à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris.


L'histoire d'Héro & Léandre appartient à la mythologie grecque.
Héro, prêtresse d'Aphrodite à Sestos, allumait toutes les nuits une lampe en haut d'une tour pour guider son amant Léandre qui la rejoignait à la nage.Un soir d'orage la lampe s'éteignit et Léandre se noya.
Désespéré, Héro se jeta de la tour après avoir trouvé le corps de Léandre sur la grève...

 

Paul Gasq en quelques dates

1890 :
Premier prix de Rome avec le Spartiate Othryadas


1900 :
Grand Prix à l'Exposition Universelle 


A partir de 1932 :
Conservateur du Musée de Dijon
 

Lucien Grillon

Cette place est dédiée à Lucien Grillon (1903-1997), enseignant, directeur du Cours Complémentaire puis du Collège d'Enseignement Général et de l'école primaire de garçons jusqu'à sa retraite en 1962.


Il sera conseiller municipal durant plusieurs mandats et à 74 ans il est nommé maire-adjoint de la Municipalité Christian Goux.
Passionné par la vie des Bandolais, il se plonge dans la recherche historique et sera l'auteur de plusieurs ouvrages ayant trait à sa commune.


Sous l'égide du maire François Fabre, il a été le principal artisan du jumelage de Bandol et de Wehr, en Allemagne, en 1967.

Héro & Léandre, Place Lucien Grillon

(c)petitpatrimoine.com

Paul Gasq (1860-1944) 

 

Borne 19 : Galerie Ravaisou 

Joseph Ravaisou est né à Bandol le 11 novembre 1865 et a suivi des études de dessin et de musique.
Il s'investit dans la peinture en 1900, il découvre les impressionnistes et le pointillisme qui vont marquer son oeuvre.


Admirateur de Cézanne, il travaille avec lui de 1899 à 1902.
La campagne aixoise est son sujet de prédilection.


Ses oeuvres peuvent être vues au Musée Granet d'Aix-en-Provence, à Marseille, Martigues et Paris.
Il meurt le 22 décembre 1925 à Aix-en-Provence.

 

Joseph Ravaisou (c) artnet.com

" Bastidon à Escracho Pevous, au pied de la Sainte-Victoire " (c) artnet.com

 

Borne 20 : Maison Tholosan

Cette grande bâtisse fût d'abord un chai propriété d'Isidore Brun, grand maître tonnelier à Bandol.
Hélas la terrible maladie de la vigne (phylloxera) va tarir la source de ce travail important.


En 1923, le fils d'Isidore Brun, le docteur Louis Marie Brun va vendre le chai à la famille Tholosan qui va en faire un atelier de fleurs fraîches et séchées (immortelles) où de nombreux Bandolais y furent employés.


En 1979, la Mairie de Bandol achète la Maison Tholosan.
Elle a été immédiatement adoptée comme " la maison pour tous "avant d'être transformée en Centre Culturel.


En 2017 elle retourne à sa vocation d'origine en devenant " La Maison des Associations ".

 

La " Maison Tholosan ", rue Gabriel Péri.

 

Borne 21 : L'Eglise Paroissiale St François de Sales

Le 25 Mars 1746, décision de bâtir une chapelle.

Les travaux ont commencé mais ne furent achevés qu'en 1748, par manque de crédit.
Ils furent confiés à un jeune maçon Joseph Suquet.
La partie centrale de l'église actuelle de Bandol voit le jour : 34 m de long, 9m de large, 12 m de haut, le dôme du coeur culmine à 16 m.


L'église, après avoir été bénie le 18 Octobre 1748 par Monseigneur Henry de Belsunce fut érigée en cure sous le nom et titre de St François de Sales par ordonnance du 5 Février 1751.


La Paroisse possède un patrimoine d'art, Notre Dame de Grâce, statue du XVII ème siècle sculptée dans un unique tronc d'olivier dans les ateliers de Pierre Puget, le Christ en chêne massif serait du XII ème siècle, la coupole peinte par Siro Orsi, dessinateur de la Scala de Milan, une copie du tableau "Notre Dame de Lorette" de Caravage.


L'église est placée au centre du village et surplombe la place du marché, place publique qui accueille la fontaine communale du XIX ème siècle.


C'est un lieu important du village où se réalisaient les transactions commerciales.
 

La Place de l'Eglise autrefois

 

La Paroisse, aujourd'hui

 

La Coupole du Choeur

 

La nef centrale de l'Eglise

 

Borne 22 : La Place Isidore Brun

Ici se trouvait l'aire publique de battage du blé.

La fontaine est récente.

L'Oratoire abrite une statuette de Saint-Joseph.

Le Bâtiment arrondi situé 12 bis rue Voltaire est un vestige du pigeonnier du Seigneur.

La Rue de l'Immortelle :


A la fin du XIX ème siècle, à la suite de l'attaque du phylloxera qui a détruit le vignoble, les paysans se tournent vers la culture florale; en particulier celle de l'immortelle qui s'accommode de l'aridité des coteaux.

Cette fleur, qui séchée garde son éclat, donne naissance à la petite industrie des couronnes mortuaires.

 

Fontaine de la Place Isidore Brun (c) motsdusud/canalblog.com 

 

Borne 23 : Le Monastère

Ancienne école de filles ouverte en 1862 par la congrégation Saint-Vincent de Paul, subventionnée par la commune en 1865, perdra son statut d'école libre en 1872 au profit de l'école publique laïque... 

 

Borne 24 : Le Puits Couvert

Les jardins dont la rue porte le nom sont les Jardins du Seigneur.


Le seigneur possède dans le quartier, entre la Rue Voltaire et la Rue du Docteur Marçon, des chaix, la cave de la dîme (aujourd'hui restaurant le Scotch) et des maisons, l'une " servant d'auberge ".


Est-ce dans cette auberge que Napoléon Bonaparte, au cours du siège de Toulon invité par Pons au hasard d'une tournée d'inspection s'arrête pour arroser son nouveau grade de Général en dégustant une succulente bouillabaisse?
Bouillabaisse mémorable puisque l'Empereur en parle encore lors de son séjour à l'Ile d'Elbe!

 

Borne 25 : La Mairie 

Le bâtiment actuel a été construit en 1954 selon les plans de Fleury Linossier à l'emplacement primitif.

Jusqu'en 1925, le bâtiment précédent a été une maison commune un peu particulière puisque le presbytère occupait l'étage et la Mairie le rez-de-chaussée.

 

 La Mairie de Bandol de nos jours

 

Le Bistro du Port :

C'était une bar qui s'appelait SUZY, établissement fréquenté par Marcel Pagnol et ses amis, dont Raimu, l'acteur Bandolais Henri Poupon, Charles Blavette, Monty... 

 

Le SUZY Bar 

 

SUZY et son mari Ernest savaient accueillir la clientèle huppée à la mode.
Chez Suzy, on s'attablait autour d'un verre en terrasse dans la journée et on dansait le soir.
Aux touristes, se joignaient Toulonnais et Marseillais qui venaient s'amuser à Bandol car on dansait aussi chez Poupoune et au Pot d'Arrivée, au Casino Municipal.

 

Borne 26 : La Fontaine " La Salière "

Fontaine composée de deux conques en marbre séparé en son centre par un pilier pointu dont l'ensemble fait penser à une salière d'où sa dénomination.


Le maire Alfred Vivien, suite à une demande de citoyens, décide avec son conseil municipal en 1895 de mettre à disposition une source d'alimentation d'eau, en complément de celle de la place publique.


La fontaine sera placée sur le quai de la consigne.


En 1903, la fontaine " La Salière " sera déplacée sur la pointe ouest de l'ancien chemin, chemin du château devenu aujourd'hui le boulevard Victor Hugo.

 

La Fontaine " La Salière" en 1903.

 

Borne 27 : Le Monument aux Morts

Le comité pour l'érection de ce monument est créé le 16 Janvier 1919.


Il a pour Président d'honneur Nicolas Sergeïevitch Galitzine.
Ce dernier, richissime prince d'origine russe, venu s'installer à Bandol avec sa famille fut un bienfaiteur pour la ville (cf borne 17)


Le sculpteur a choisi une Bandolaise comme modèle (Marguerite Olive).
Elle s'est muée en une victoire ailée et casquée serrant sur son coeur la stèle où sont gravés les noms de 64 soldats morts pour la France durant le conflit 14-18.


Le monument sera inauguré le 4 septembre 1921 par Maurice Charles, Maire de la commune, qui pour l'occasion prononcera un magnifique discours en l'honneur des Poilus Bandolais.

 

Le Monument aux Morts, Place Xavier Suquet

 

Borne 28 : La Gare

Les terrains nécessaires à la création de la ligne de chemin de fer section Aubagne-Toulon ont fait l'objet d'un jugement d'expropriation le 14 mai 1856.


En 1857 : construction du viaduc.


En 1858 : construction du chemin de fer, la gare a été créée la même année.


Le 3 mai 1859 la ligne a été ouverte à l'exploitation.

C'est le train qui amènera la clientèle fortunée des hivernants et des estivants, et qui mettra Bandol à l'ère industrielle et touristique.

La Gare de Bandol en 1903 (c) Wikipedia.

 

Borne 29 : Le Casino Municipal de Bandol

En 1930, ouverture du Casino Municipal amenant les jeux : Boules, roulettes, baccara, mais aussi une grande salle pour danser tous les dimanches et un cinéma où se jouaient les meilleurs films.

Il faut noter ainsi que la salle de cinéma se transformait en salle de théâtre et en salle de spectacles pour les fêtes de fin d'année de toutes les classes de l'école "Octave Maurel".


Le Comité des Fêtes de Bandol y organisera toutes ses manifestations (élection des reines de Bandol, gala de l'USB, et autres..)


Sur sa façade ouest s'était créé le cabaret "pot d'arrivée" où l'ambiance était des plus gaies avec les meilleurs orchestres parisiens.

Construction du Casino en 1930 (c) Bandolblog.com

 

Borne 30 : Le Scaphandrier Autonome

Si le Var se trouve être le département du berceau historique de la plongée, il est important de savoir qu'en Juin 1943, en pleine occupation, la plongée en scaphandre autonome vient de naître à Bandol qui devient ainsi la cité de la découverte du monde sous-marin.


Effectivement et ainsi que cela est relaté dans les premières pages de l'ouvrage mythique de Jacques-Yves Cousteau & Frédéric Dumas, " Le Monde du Silence ", auquel va venir s'adjoindre Philippe Tailliez, le nouveau scaphandre autonome mis au point à Paris avec l'ingénieur Emile Gagnan vient d'arriver en gare de Bandol.


Ceux qui deviendront plus tard " Les Mousquemers " habitent alors la Villa Barry en bord de mer dans la partie ouest de la commune et vont donc choisir cet endroit pour tester l'appareil.
Les résultats seront bien au-delà de toutes leurs espérances.


Le 26 Octobre 1997, une plaque de bronze est inaugurée plage Barry (d'après une maquette du sculpteur-plongeur Pierre Blanchard) par le docteur Xavier Suquet, Maire.


C'est ainsi que nombre de visiteurs viennent s'imprégner des premiers jours de la plongée sous-marine à Bandol, là où ont vécu ces grands pionniers qui comme nous le soulignait le Commandant Philippe Tailliez :
" Nous vous avons ouvert, pour vous et les générations futures, les portes d'un monde nouveau pour des siècles et des siècles ".

   

 " Les Mousquemers " fin 1947

 

La Villa Barry (devenue Résidence Clairefont)

 

Plaque Commémorative, Plage Barry,  inaugurée en 1997